Agrivoltaïsme : idées reçues et réalités sur l’impact agricole, écologique et territorial
- LumAgri

- 1 sept. 2025
- 3 min de lecture

L’agrivoltaïsme suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Entre promesses technologiques et craintes foncières, il est essentiel de distinguer les faits des fantasmes. Voici un tour d’horizon des affirmations les plus fréquentes — et ce qu’en dit la loi, la pratique et l’expérience terrain de LumAgri.
🌱 « L’agrivoltaïsme nuit à la production agricole »
VRAI ET FAUX
Ce que dit la loi : Tout projet agrivoltaïque doit préserver les fonctions agricoles essentielles. Une baisse de rendement supérieure à 10 % est interdite.
En pratique : L’impact dépend du type de culture, du taux de couverture, de la hauteur des structures et du pilotage agronomique. Bien conçu, un projet peut même améliorer les rendements. Chez LumAgri, nous développons des solutions centrées sur les besoins des cultures, pour une synergie durable entre énergie et agriculture.
🌍 « Les structures dégradent les sols »
FAUX
Ce que dit la loi : Les installations doivent être réversibles et permettre la restitution du terrain à son état d’origine.
En pratique : Une densité maîtrisée et une hauteur adaptée permettent de maintenir l’exploitabilité des sols. Les pâturages, par exemple, peuvent coexister avec les panneaux sans perte de fertilité.
⚡ « L’agrivoltaïsme sert à implanter des centrales sur des terres agricoles »
FAUX
Origine réelle : L’agrivoltaïsme est né de la recherche agronomique, pour renforcer la résilience des cultures face au changement climatique. L’ombrage modulé est au cœur du concept — la production d’électricité le rend économiquement viable.
Engagement sectoriel : De nombreux acteurs de l’énergie adoptent cette approche pour améliorer les performances agricoles, pas pour les détourner.
🏞️ « Il vaut mieux équiper les toitures et parkings que sacrifier les terres agricoles »
FAUX
Constat : L’agriculture est en première ligne face au dérèglement climatique. La souveraineté alimentaire passe par des exploitations résilientes.
Approche recommandée : Favoriser des installations de petite taille, réparties sur de nombreuses fermes, permet de soutenir les filières sans artificialiser les sols.
🌾 « L’agrivoltaïsme détruit les paysages »
FAUX
Réalité : Le risque paysager vient surtout de l’abandon des terres. Des structures bien intégrées, accompagnées de haies locales, peuvent préserver l’esthétique rurale tout en évitant la désertification.
🐦 « La biodiversité est menacée »
FAUX
Engagement LumAgri : Études d’impact, diagnostics écologiques et suivis biodiversité sont systématiques. Une conception adaptée peut même créer de nouveaux habitats pour l’avifaune et les pollinisateurs.
🧑🌾 « Seuls les grands projets sont autorisés »
FAUX
Ce que dit la loi : L’agrivoltaïsme est autorisé sur toutes les surfaces agricoles.
Vision LumAgri : Priorité aux projets modestes, à forte valeur ajoutée, répartis équitablement. C’est une stratégie d’adaptation climatique à l’échelle de la parcelle.
💰 « L’agrivoltaïsme favorise la spéculation foncière »
VRAI ET FAUX
Dérives possibles : Les loyers photovoltaïques classiques peuvent multiplier le prix des terres par dix.
Solution responsable : La participation au capital permet une rente équivalente sans pression foncière. Un agrivoltaïsme bien conçu rend les terres plus attractives pour les jeunes agriculteurs.
🔎 Conclusion : Vers un agrivoltaïsme utile, équitable et durable
Loin des clichés, l’agrivoltaïsme peut devenir un levier puissant pour renforcer la résilience agricole, préserver la biodiversité et soutenir les territoires. À condition d’être bien encadré, bien conçu — et porté par des acteurs engagés comme LumAgri.





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